Si on nous avait dit que ça durerait plus de cinq ans on ne l'aurait pas cru. Chambre à part est heureuse et fière de vous présenter sa 6e saison.
Notre association cherche à séduire un public de musiciens pratiquants comme de mélomanes passionnés. L'amour du beau et la découverte des répertoires et des instruments sont les ferments de la programmation.
Avec des conditions de prix très abordables (6 concerts 48€) et la gratuité pour les jeunes et les plus démunis, nous voulons populariser et vulgariser la musique de chambre.
Rejoignez-nous avec vos amis ou en famille à partir du dimanche 30 septembre pour écouter de la belle musique et partager vos émotions à la sortie.
adresses des concerts :
Auditorium du Conservatoire de Lille, place du concert
Auditorium du Palais des Beaux-Arts, 8 rue de Valmy (entrée de préférence sauf personnes à mobilité réduite), billetterie directement à l'entrée de l'auditorium
contact et réservations : lesamischambreapart@orange.fr ou +33 607 626 125
détail des programmes ci-dessous
Ambre Chapart
Présentation de la saison :
Chambre à part propose sa 6e saison de musique de chambre. Depuis 2007, ce sont 100 concerts publics qui ont été programmés, plus de 150 musiciens se sont produits. Les grands classiques sont à l’affiche, mais également des dizaines d’œuvres ou de compositeurs méconnus ou injustement oubliés du fait des aléas de l’histoire. Ainsi les compositrices en 2009-2010, les quatuors baltes ou d’Europe centrale en 2008-2009, ont réjoui les oreilles des mélomanes fidèles et curieux.
En 2012-2013 Chambre à part continue sa politique de découverte des répertoires. Paul Mayes est particulièrement heureux de pouvoir ainsi présenter Pierre Menu, Marcel Tournier, Bernhard Heiden, Julius Röntgen et Heinrich Kaminski, sans oublier les chefs d’œuvres de Mozart, Haydn, Schubert, Brahms, Dvorak, Chostakovitch, Beethoven…
Parmi les 16 concerts proposés, des moments particuliers sont à vous signaler :
Deux « intégrales » rassemblent toute la musique de chambre d’Elgar et de Debussy (150ème anniversaire de sa naissance) en trois concerts sur deux jours. Diamétralement opposés sur le plan stylistique, ils ont produit de magnifiques pièces de musique de chambre en réponse à l’horreur de la grande Guerre. En juin la totalité des trios à cordes de Beethoven sont réunis en deux concerts.
Poursuivant les célébrations, nous conclurons l’année Jean Françaix (né il y a 100 ans) avec son Divertissement pour trio à cordes et piano, et le premier quintette pour flûte, harpe et cordes, sans oublier les autres anniversaires : Jacques Ibert et John Ireland (50 ans de leur disparition) ainsi que Giuseppe Verdi et Benjamin Britten(nés il y a 200 et 100 ans).
Jacques Veyrier et Ida Gotkovsky, compositeurs français actuels, représentent la musique d’aujourd’hui. Chambre à part opte pour l’innovation avec la peinture et la danse de Marielle Duroule. La transmission entre générations de musiciens est mise en valeur avec le violoniste Ken Sugita et son fils Antoine au piano.
Deux concerts co-produits avec le Conservatoire et Chti Cambristi permettent aux meilleurs étudiants et amateurs de se frotter au monde professionnel dans des programmes séduisants et originaux.
Seule saison présente en continu pendant l’année à Lille, Chambre à part réunit les amateurs passionnés par la musique de chambre. Venez avec vos amis pour déguster ces beaux concerts et vivre la musique avec les musiciens. Profitez de la souplesse de l’abonnement Liberté. Nous vous attendons à la sortie du concert le dimanche matin pour partager vos émotions musicales autour du traditionnel verre de l’amitié.
Programme complet :
Conservatoire 30 septembre 11h “Menu français”
Pierre Menu Quatuor à cordes
Jacques Veyrier Trio pour 2 violons et alto
Reynaldo Hahn Quintette avec piano
Agata Majka piano
Olivier Lentieul violon
Annabelle Bertomé-Reynolds violon
Paul Mayes alto
Jacek Smolarski violoncelle
Conservatoire 14 octobre 11h “Françaix-Brahms”
Jean Françaix Divertissement pour trio à cordes et piano
Johannes Brahms Quatuor pour piano et cordes no3, op.60
Paulina Sawicka-Pollet piano
Ken Sugita violon
Paul Mayes alto
Catherine Martin violoncelle
Beaux-Arts 28 octobre 11h “Axe anglo-saxon”
Heinrich Kaminski Quintette pour clarinette, cor, violon, alto, violoncelle
Julius Röntgen Quartettino III
John Ireland Sextuor pour clarinette, cor et quatuor à cordes
Claire Tuytten clarinette
Sébastien Tuytten cor
Filipo Marano violon
Christina Boursier-Grylsyuk violon
Paul Mayes alto
CatherineMartin violoncelle
Conservatoire : 3 concerts “Entrain pour Elgar-Debussy”
samedi 10 novembre à 18h
Debussy Syrinx pour flûte seule
Elgar Quatuor à cordes op ;83
Debussy Sonate pour flûte, alto et harpe
Debussy Quatuor à cordes op.10
Quatuor Dimitri
Céline Planes violon
Julie Oddou violon
Renaud Stahl alto
Frédéric Dupuis violoncelle
et Valérie Bargibant harpe
Christine Kokelaere flûte
Paul Mayes alto
dimanche 11 novembre
à 11h00
Elgar Sonate pour violon et piano op.82
Alice Nenert piano
Ken Sugita violon
Debussy Sonate pour violoncelle et piano
Debussy Trio pour piano et cordes
Trio Metral
Victor Metral piano
Joseph Metral violon
Justine Metral violoncelle
à 16h00
Debussy En blanc et en noir pour 2 pianos
Debussy Lindaraja pour 2 pianos
Aurélien Penart piano
Alice Nenert piano
Debussy Sonate pour violon et piano
Victor Metral piano
Joseph Metral violon
Elgar Quintette pour piano et cordes op.84
Aurélien Penart piano
Ken Sugita violon
Pierre Delebarre violon
Anne Le Chevalier alto
Catherine Martin violoncelle
Conservatoire 2 décembre 11h “Flûte, 63 cordes”
Marcel Tournier Suite op.34 pour flûte, harpe et trio à cordes
Jacques Ibert 2 Interludes pour flûte, violon et harpe
Charles Gounod Quatuor à cordes no1 en do majeur “le petit quatuor”
Jean Françaix Quintette no.1 pour flûte, harpe et trio à cordes
Trio Mozaic
Céline Haquette harpe
Agathe Bely violon
Amélie Douay flûte
et Emilie Tison violon
Paul Mayes alto
Dominique Magnier violoncelle
Conservatoire 20 janvier 11h “Entendre double"
Robert Schumann Märchenerzählungen pour clarinette, alto et piano
William Schuman Quatuor à cordes no2
Bernhard Heiden Trio sérenade pour clarinette, violon et piano
Joseph Haydn Quatuor à cordes op.42
Antoine Sugita piano
Christian Gossard clarinette
Ken Sugita violon
Paul Mayes violon
Juliette Danel alto
Stéphanie Mouchet violoncelle
Conservatoire 10 février 11h “Les rêves de Jacob”
Mozart Quatuor pour hautbois et cordes
Rossini Sonate pour cordes no5 en mi bémol majeur
Britten Quatuor-Fantaisie op.2 pour hautbois et cordes
Milhaud Les rêves de Jacob
Christophe Moulin hautbois
Ken Sugita violon
Paul Mayes alto
Jean-Michel Moulin violoncelle
Julia Petitjean contrebasse
Marielle Duroule peinture et danse
Conservatoire 10 février à 16h Concert croisé Chti Cambristi/Chambre à part
J.C. Bach Quatuor op.8 pour flûte, violon, alto et violoncelle
Louise Farrenc Trio pour clarinette, violoncelle et piano op.44
Max Bruch Quintette pour piano et cordes
Per August Oländer Sextuor à cordes
Conservatoire 24 mars 11h Concert croisé Chambre à part/Conservatoire/Pôle supérieur
programme à venir
Conservatoire 7 avril 11h “Bons baisers de Russie”
Igor Stravinski Concertino pour quatuor à cordes
Ida Gotkovsky Quatuor à cordes
Dimitri Chostakovitch Quintette pour piano et cordes
Cécile Mangeot piano
Hugues Borsarello violon
Ken Sugita violon
Paul Mayes alto
Jean-Michel Moulin violoncelle
Beaux-Arts 10 mars 16h « Viva Italia ! »
Paganini Quatuor à cordes no1 en ré mineur
Respighi Il Tramonto
Puccini Pièces pour quatuor à cordes
Rota Il Presepio
Verdi Quatuor à cordes en mi mineur
Nobuko Takahashi soprano
Lucyna Janeczek violon
Ines Greliak violon
Paul Mayes alto
Jacek Smolarski violoncelle
Beaux-Arts 28 avril 16h “Compositeurs mineurs”
Haydn Quatuor à cordes en ut mineur, op.17 no4
Mozart Quatuor à cordes en ré mineur no13, K.173
Schubert Quatuor à cordes en sol mineur no9, D.173
Dvorak Quatuor à cordes en la mineur, op.34
Alexandre Diaconu violon
Olivier Lentieul violon
Paul Mayes alto
Emilie Stahl violoncelle
Beaux-Arts
2 juin 15h “Ludwig Van 1”
Beethoven Trio à cordes op.3
Beethoven Sérénade pour trio à cordes op.8
2 juin 17h “Ludwig Van 2”
Beethoven Trio à cordes op.9 no 1
Beethoven Trio à cordes op.9 no 2
Beethoven Trio à cordes op.9 no 3
Trio HNG
Hugues Borsarello violon
Nicolas Bône alto
Gauthier Herrmann violoncelle
Une enfance de choriste, d’altiste, de violoniste et de pianiste façonnent l’esprit de Franz Schubert dans une société viennoise dont la bourgeoisie ne peut vivre sans ses Haus musike familiales. Le sens du cantabile, de la voix, dominent les quinze quatuors, et l’infinie variété des climats et des couleurs font surgir, pages après pages, la vision d’un homme fragile dont le pressentiment d’une fin proche attise la valeur testamentaire de cette intégrale. On ignore tout des circonstances entourant la composition du Quatuor n° 7 en ré majeur (D. 94); il fut achevé en 1814, mais peut-être esquissé dès les années 1811-12. Seule une infime partie des œuvres de Schubert fut publiée de son vivant (un seul des quatuors à cordes). L’histoire des manuscrits posthumes est extrêmement difficile à débrouiller: nombre d’entre eux restèrent des dizaines d’années livrés à la poussière sur les rayons des héritiers et des éditeurs, d’autres passèrent par des voies obscures de collectionneur en collectionneur pour devenir la propriété d’institutions publiques. Le Quatuor en ré majeur offre un bon exemple de ces cheminements: de la possession de Ferdinand Schubert, frère de Franz et légataire principal des œuvres posthumes, il passa en 1857 entre les mains de Franz Xaver Petter à Vienne, vers 1866 entre celles d’un certain professeur Wagener de Marbourg puis devint la propriété d'Alfred Wotquenne, à Bruxelles, avant d’arriver enfin, après avoir fait étape chez le libraire musical berlinois Leo Liepmannssohn, à la Bibliothèque Municipale de Vienne (1905).
l’auditeur le plaisir d’entendre chaque voix, ainsi que leur jeu d’ensemble autour des thèmes souvent brèves et efficaces. Son but est, tout à tour, de réjouir et d’émouvoir, sans que les subtilités d’écriture ne puissent se faire oublier.
Le quatuor à cordes en si bémol majeur op.76 no4 de Joseph Haydn, dit “Lever de soleil”, tire son surnom (originaire d’Angleterre) de ses premières mesures, l’un des plus extraordinaires débuts de tout le répertoire de chambre. L’opus 76 de 1797 forme, avec l’opus 20 de 1772 (un quart de siècle exactement les sépare), les deux plus prestigieuses séries de quatuors de Haydn. Le climat général des six Quatuors op.76 fut admirablement cerné par Rosemary Hughes comme autant de “chants d’expérience”, observation qu’on peut rapprocher de ce passage du journal de Delacroix (21 février 1847): “Quatuor d’Haydn, des derniers qu’il ait faits. Chopin me dit que l’expérience y a donné cette perfection que nous y admirons”. Ces ouvrages concentrent en eux l’enseignement de toute une vie, mais découvrent toujours de nouveaux horizons. On n’a jamais connu leurs autographes, et leur plus ancienne mention se trouve dans une lettre du diplomate suédois Silverstolpe, en poste à Vienne de 1796 à 1803, datée du 14 juin 1797. Peut-être Haydn commença-t-il à travailler à cet opus dès 1796, ais l’année 1797 est plus probable, pour la composition de l’ensemble, puisque le n°3 en ut (l’Empereur) ne put être entrepris avant la fin janvier 1797, date de l’achèvement de l’hymne impérial Gott erhalte. Les Quatuors op. 76, la dernière série de six menée à bien par Haydn, ont été composés en même temps que la Création et se situent donc deux ans après la dernière symphonie (no 104 dite Londres, de 1795). Le dédicataire fut le comte Joseph Erdödy. Ils parurent en 1799 chez Artaria, les trois premiers comme op.75 en juillet et les trois derniers comme op.76 en décembre, dans l’ordre passé à la postérité. La correspondance entre Haydn et Artaria indique qu’il s’agit d’un ordre authentique. Toujours en 1799, Haydn envoya ces quatuors à Londres, où ils parurent chez Longman, Clementi & Co en deux livraisons (“Opus 76” et “Opus 76 Livre 2”), annoncées dans le Times les 19 avril 1799 et 7 janvier 1800 respectivement.
Jean Françaix est né en 1912 au Mans. Il bénéficie de l’enseignement parental pour ses premiers pas musicaux, guidé par un père professeur de piano, directeur du Conservatoire du Mans et une mère chef de chœur. Ses parents participent activement à la vie musicale sarthoise : ils animent notamment la direction de la Société des concerts et du cercle choral féminin, ce qui n’est pas sans intérêt pour un compositeur en herbe. Aux premières loges musicales, il assiste, puis participe aux répétitions pour finalement tester aussi son répertoire naissant.
viennois Michael Puchberg en remerciement des prêts qu’il voulait bien consentir à Mozart, même s’ils étaient loin de correspondre aux demandes et aux besoins du compositeur dont les conditions d’existence devenaient au fil des ans de plus en plus dramatiques. Mozart connut entre juin et octobre 1788 une période de composition très féconde et ce divertimento fut écrit peu après les trois dernières symphonies, et au milieu de la composition de trois trios avec piano, qui ont été égaiement dédiés à Puchberg. Le choix du divertimento comme genre musical pour ce trio à cordes s’explique par le fait que l’œuvre est avant tout destinée au simple agrément de celui qui est encore le bienfaiteur de Mozart. Mais ce dernier a sans doute voulu aussi compenser l’aspect galant et mondain de ce genre proche des sérénades et des cassations par le choix d’une formation de chambre, garantie d’un certain sérieux.