07/04/2014

13 avril

 

Chambre à part

 Le 13 avril 2014, à 11h à l’auditorium du Palais desBeaux-Arts de Lille

 Trios de quatuors (1)

 

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3 séries de 3 quatuors par 3 compositeurs (plus que) célèbres. Néanmoins, les œuvres présentées dans ce mini-festival, espacées sur 2 mois, ne sont pas les plus connues de leur production. Pour le premier concert de la série nous sommes ravis d’accueillir de nouveau nos amis parisiens du Quatuor Dimitri.

Joseph Haydn                   Quatuor à cordes op.54 no1 en sol majeur

Felix Mendelssohn       Quatuor à cordes op.44 no1 en ré majeur

Robert Schumann           Quatuor à cordes op.41 no1 en la mineur

 

Quatuor Dimitri

Céline Planes  violon   Julie Oddou  violon

Renaud Stahl  alto   Frédéric Dupuis  violoncelle

Les membres du Quatuor Dimitri se sont réunis en septembre 1994 dans la classe d’Alain Meunier au Conservatoire National de Musique de Paris. Ils ont été invités aux master-class de G.Sebok, M.Rostropovitch et du quatuor Borodine, ainsi qu’au festival d’Evian pour suivre les cours d’interprètation de Sigmund Nissel. Ils se sont ensuite perfectionnés avec les membres du Quatuor Ysaye au Conservatoire Supérieur de Paris, puis dans le cadre de « Pro Quartett ».

Ils ont donné depuis de nombreux concerts lors de festivals d’été aux côtés d’Alain Meunier, Jean Sulem, Alain Marion, en France et en Italie. Ils ont été invités à la Cité de la Musique à Paris et à France Musique, ainsi qu'au festival de Prades pour la création française du 6ème quatuor de Christobal Halffter.

Aujourd’hui membres de différents grands orchestres nationaux, les musiciens du Quatuor Dimitri se retrouvent régulièrement pour enrichir leur répertoire et faire partager à leur public leur amour de la musique de chambre. Ils s’associent régulièrement à des associations comme « Douleurs sans frontières » ou le « Secours Catholique » pour des concerts de soutien.

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Céline Planes, violon

Céline Planes commence le violon avec la méthode Suzuki. Elle poursuit ses études avec Jean Lenert, obtient la médaille d’or de l'École Nationale de Musique d’Aulnay-sous-Bois à 14 ans, et le premier prix du Conservatoire Supérieur de Paris à 16 ans. Elle étudie ensuite avec Thomas Brandis à la Hochschule der Künste de Berlin. Elle obtient le premier prix du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe de Jacques Ghestem en 1997, puis le Certificat d’Aptitude de Professeur de violon. Elle a été titulaire de l’Opéra National de Paris pendant quatre ans. Elle est actuellement membre de l’Orchestre Philharmonique de Radio-France, et enseigne au conservatoire du 5ème arrondissement de Paris.

 

Julie Oddou, violon

Après avoir commencé le violon à Grenoble, Julie Oddou rentre dans les classes de Christophe Poiget et Hortense Cartier-Bresson au C.N.R. de Boulogne-Billancourt. Elle obtient au C.N.S.M.D.P. un D.F.S. de violon en 2003 dans la classe de Sylvie Gazeau et un D.F.S. de quatuor à cordes en 2004. Elle reçoit également l'enseignement d'Anne-Marie Morin, et se perfectionne avec Charles-André Linale dans la hochshule de Aachen. Elle a été invitée à plusieurs reprises aux tournées du Gustav Mahler Jugend Orchester sous la direction de Mariss Jansons, Ivan Fisher, Franz Welzer-Möst, et Claudio Abbado. Depuis 2004 Julie Oddou est membre de l'Orchestre National d’Île-de-France. Elle enseigne au conservatoire de Charenton-le-Pont.

 

Renaud Stahl, alto

Renaud Stahl a étudié le violon et le piano à l’École Nationale de Musique de Cergy-Pontoise, où il obtient la médaille d’or à l’âge de 14 ans. En 1995, il est lauréat du Festival Musical d’Automne des Jeunes Interprètes à l’alto. Il est reçu comme soliste à l’Orchestre des Concerts Lamoureux en 1996. Il obtient le premier prix d’alto à l’unanimité au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe de Jean Sulem en 1997, puis le Certificat d’Aptitude de Professeur d’alto. Il est actuellement alto solo de l’Orchestre National d’Île-de-France, et professeur au Conservatoire Maurice Ravel au 13ème arrondissement de Paris.

 

Frédéric Dupuis, violoncelle

Frédéric Dupuis a étudié au Conservatoire National de Musique de Rouen avec M. Fléau, ainsi qu’au Conservatoire National de Région de Boulogne Billancourt. Il a obtenu le premier prix de violoncelle du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe de Philippe Muller, et celui de musique de chambre dans la classe de Michel Strauss. Il a joué en soliste de nombreux concertos du répertoire comme Honneger, Saint-Saëns, Schumann et Haydn avec des orchestres de la région parisienne. Il a fait partie du Trio à cordes de Paris, avec lequel il a créé les œuvres de compositeurs contemporains. Il est aujourd'hui violoncelle solo de l’Orchestre National d’Île-de-France.

 

 

 

 

 

 

30/08/2013

Programme de la saison 2013-2014

Chers amis mélomanes, bienvenue à la nouvelle saison de Chambre à part.

Nouveauté pour cette année : les concerts aux Palais des Beaux-Arts auront lieu à 11h, comme au Conservatoire.

Veuillez noter le nouveau numéro de téléphone : 07 88 41 19 92

Les tarifs : Plein 12 € - Réduit 6 € - Gratuit moins de 12 ans et élèves des écoles de musique jusque 16 ans

Abonnements : Liberté 6 concerts 48 € - Intégrale 13 concerts 90 €

Vous pouvez réserver par mail : lesamischambreapart@orange.fr

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Pour sa 7ème saison, Chambre à part poursuit sa volonté depromouvoir le partage et la convivialité autour de la musique de chambre. Mélageant chefs d’œuvres incontournables et compositeurs injustement tombé dans l’oubli, notre ambition est de faire connaître les beautés, souvent caches, du répertoire et de donner l’occasion d’entendre les talents des musiciens de la region. Les concerts au conservatoire se terminent par un verre de l’amitié offert à toute l’assistance, permettant a chacun de rencontrer les interprètes et échanger avec ses amis.

 

 

Conservatoire  29 septembre  Sang viennois

Deux compositeurs viennois séparés dans le temps par un siècle mais réunis par la sensibilité et l’esprit propre à leur ville.

Franz Schubert           Sonate Arpeggione pour violoncelle et piano

Erich Korngold          Suite pour 2 violons, violoncelle et piano main gauche

Sophie Patey  piano,  Johanna Ollé  violoncelle,  Benjamin Boursier  violon,  Paul Mayes  violon

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Conservatoire  13 octobre  Brithoven

Ce concert juxtapose un des premiers monuments du genre de quatuor à cordes avec un des plus récents, achevé juste avant la mort du compositeur anglais, né il y 100 ans.

Ludwig van Beethoven      Quatuor à cordes op.18 no 2

Benjamin Britten      Quatuor à cordes no 3

Marie Lesage  violon,  Pierre Delebarre  violon,  Cristina Blanco-Amavisca  alto,   Jean-Michel Moulin  violoncelle

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Conservatoire  3 novembre  Tenue de rigueur

Un jeune quatuor issu du conservatoire de Paris montre comment le basson français, avec sa sonorité si particulière, réussit à garder son identité.

Les Francs bassons

Réunis par leur passion pour le basson français, Anaël Bournel Bosson, Rafael Angster, Victor Dutot et Julien Abbes explorent trois cents ans de répertoire à deux, trois ou quatre bassons, s’étendant de la sonate baroque au quatuor contemporain.

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Conservatoire  17 novembre  Festicor

Dans le cadre du festival “Festicor”, le cor est mis à l’honneur dans un programme distrayant et festif.

Nicolas Avinée           Ouverture pour ensemble de cors et timbales

Franz Berwald           Septuor pour clarinette, basson, cor, violon, alto, violoncelle et contrebasse

Johann Strauss          Les voix du printemps, arrangement pour clarinette, bassoon, violon et violoncelle

Richard Strauss        Till Eulenspiegel - Einmal Anders pour clarinette, basson, cor, violon et contrebasse 

François Magnier     La grande chevauchée pour enemble de cors, guitares et parcussions

Jérôme Rouillard  cor,  Clélia Goldings  basson,  Claude Faucomprez  clarinette

Filipo Marano  violon,  Paul Mayes  alto,   Jean-Michel Moulin  violoncelle,  Julia Petitjean  contrebasse

Ensemble des cornistes de Festicor

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Beaux-Arts  1 décembre  Poèmes bohèmes

Deux cycles de “chansons sans paroles” tchèques illustrés par une performance en “live” de la plasticienne Marielle Duroule.

Leos Janacek           Par un sentier broussailleux, arrangement pour quatuor à cordes

Antonin Dvorak         Les Cyprès pour quatuor à cordes

Olivier Lentieul  violon,  Xin Guérinet  violon,  Paul Mayes  alto,  David Smolarski  violoncelle

Marilelle Duroule  peinture

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Conservatoire  19 janvier  Empire des Carpates

De la frontière entre la Hongrie et la Roumanie viennent le beau Quintette du jeune Bartok, ainsi qu’un “poème chambriste” dépeignant l’Arges, affluent de la Danube.

Theodor Grigoriu     Suite pour quatuor à cordes En amont de l’Arges

Bela Bartok            Quintette pour piano et cordes

Gabriel Diaconu  piano  

Alexandre Diaconu  violon,  Olivier Lentieul  violon,  Paul Mayes  alto,  Isabelle Le Boulanger  violoncelle

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 Conservatoire  2 février  Octorussie

Deux éblouissantes œuvres russes qui exploitent à merveille la sonorité des cordes.

Alexandre Glasounov     Quintette à cordes

Reinhold Glière               Octuor à cordes

Lucyna Janeczek  violon,  Ines Greliak  violon,  Alicja Tokarska-Bricout  violon, Sébastien Greliak  violon

Paul Mayes  alto,  Benjamin Bricout  alto,  Jacek Smolarski  violoncelle,  David Smaolarski  violoncelle

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Conservatoire  2 février  16h00

Concert croisé Chti Cambristi/Chambre à part : amateurs et professionnels se réunissent pour une fête de la musique.

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Beaux-Arts  23 février  Soyons Franck

Le grandiose Quatuor à cordes du grand maître belge César Franck couple avec un attrayant Quintette à cordes de son homonyme allemand, Eduard Franck.

 Eduard Franck           Quintette à cordes en mi mineur

César Franck           Quatuor à cordes

Quatuor Joachim

Zbigniew Kornowicz  violon,  Joanna Rezler  violon,  Marie-Claire Méraud-Rannou  alto,  Laurent Rannou  violoncelle

Paul Mayes  alto

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Théâtre Sébastopol  16 février  Ballet de chambre

Concert croisé avec des élèves instrumentiste et danseurs du conservatoire.

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Conservatoire  16 mars  Le courlis

La musique anglaise a connu une période pariculièrement riche pendant les premières décennies du XXe siècle, fortement marquées par la Grande Guerre.

Arthur Bliss                 Conversations pour flûte, cor anglais et trio à cordes

Edmond Rubbra         Ave Maria Gratia Plena op.5 pour ténor et quatuor à cordes

Gordon Jacob          4 fancies pour flute et trio à cordes

Edward Elgar              Andante et Allegro pour hautbois et trio à cordes

Peter Warlock             The Curlew pour ténor, flûte, cor anglais et quatuor à cordes

Emmanuel Hassler  ténor,  Pascal Langlet  flûte/flûte basse,  Philippe Gérard  hautbois/cor anglais

Ken Sugita  violon,  Paul Mayes  violon,  Anne Le Chevalier  alto,  Claire Martin  violoncelle

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Conservatoire  30 mars  Trio Boréade

Retour à Vienne pour ce concert réunisant deux géants de la musique classique, et on est heureux de découvrir le talent cache d’Anne Secq-Delecroix !

W.A. Mozart                     Allegro en ré majeur KV 442

W.A. Mozart                     Trio pour piano et cordes en ut majeur KV 548

Anne Secq-Delecroix      Allegro en ré majeur sur un thème de Jean-Claude Raynaud

Johannes Brahms           Trio pour piano et cordes n°3 en ut mineur, opus 101

Trio Boréade

Anne Secq-Delecroix  piano,  Yasmine Hammani  violon,  Clément Vandamme  violoncelle

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Trios de quatuors : 3 séries de 3 quatuors

Pour conclure la saison, un “mini-festival” qui puise son idée dans la coutume qu’avait les compositeurs classiques (repris par Mendelssohn et Schumann) de regrouper leur œuvres en opus (ici de trios numéros) avec l’idée de montrer les différentes facettes de leur inspiration.

Beaux-Arts  13 avril  Quatuor Dimitri

Joseph Haydn              Quatuor à cordes op.54 no1 en sol majeur

Felix Mendelssohn     Quatuor à cordes op.44 no1 en ré majeur

Robert Schumann      Quatuor à cordes op.41 no1 en la mineur

Quatuor Dimitri

Céline Planes  violon,  Julie Oddou  violon,  Renaud Stahl  alto,  Frédéric Dupuis  violoncelle

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Beaux-Arts  11 mai  Quatuor Amon

Joseph Haydn                Quatuor à cordes op.54 no2 en do majeur

Felix Mendelssohn       Quatuor à cordes op.44 no2 en mi mineur

Robert Schumann        Quatuor à cordes op.41 no2 en fa majeur

Quatuor Amon

Aymeric De Villoutrey  violon, Aline Janeczek  violon, Antoine Combot  alto, Anne-Gabrielle Lia-Aragnouetvioloncelle

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Beaux-Arts  1 juin  Quatuor Sirius

Joseph Haydn                Quatuor à cordes op.54 no3 en mi majeur

Felix Mendelssohn       Quatuor à cordes op.44 no3 en mi bémol majeur

Robert Schumann         Quatuor à cordes op.41 no3 en la majeur

Quatuor Sirius

Claire Eeckeman  violon,  Frédéric Daudin-Clavaud  violon,  Clarisse Rinaldo  alto,  Pierre Joseph violoncelle

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30/05/2013

Beethoven la musique pour l'homme

Chers amis mélomanes,

L'intégrale des trios à cordes du jeune Beethoven en deux concerts le dimanche 2 juin à l'Auditorium du Palais des Beaux Arts de Lille à 15h et 17h par le trio HNG.

Un après-midi extraordinaire pour clore la 6e saison 2012-2013 et célébrer notre 100e concert public.

On vous y attend nombreux. Et puis s'il fallait encore vous le dire c'est presque donné : 12€ pour deux superbes concerts professionnels, un luxe de qualité pour pas cher. (10€ le concert unitaire)

Venez écouter Ludwig van I et II - réservations : lesamischambreapart@orange.fr ou +33 607 626 125

Billetterie à l'entrée de l'auditorium (2e sous-sol) et accès par le 18bis rue de Valmy (sauf handicapés). Durée de chaque concert 1h15.

Revenez en juillet sur le site de Chambre à part pour découvrir la programmation de la 7e saison.2013-2014

Ambre Chapart


à 15h Ludwig van I
Trio à cordes en mi bémol majeur, op.3
Sérénade pour trio à cordes en ré majeur, op.8

à 17h Ludwig van II
Trio à cordes en sol majeur, op.9 no1
Trio à cordes en ré majeur, op.9 no2
Trio à cordes en do mineur, op.9 no3

Trio HNG
Hugues Borsarello  violon
Nicolas Bône           alto
Gautier Herrmann  violoncelle

 

Les cinq trios à cordes de Beethoven sont des œuvres de jeunesse datant des années 1792 à 1798. Ils ont tous la même formation, à savoir un violon, un alto et un violoncelle. Ludwig van.jpgUn  exemplaire manuscrit du Trio op. 3, composé en 1792, passa par un concours de circonstances par l’intermédiaire de l’abbé Doppeler en 1794 en Angleterre où il éveilla l’intérêt d’un homme de lettres et amateur de musique, un certain William Gardiner, qui relata quelques années plus tard sa première rencontre avec la musique du jeune Beethoven: “Mon étonnement fut grand en jouant la partie d’alto de ce trio si différent de tout ce que j’avais entendu jusqu’alors. Il éveillait quelque chose de nouveau en moi, un plaisir intellectuel que jamais je n’avais reçu du monde des sons”. Pourtant, sur le plan formel, le jeune musicien cherche ici encore sa voie. Tout porte à croire que c’est le Divertimento K 563 de Mozart qui lui servit alors de modèle. On y retrouve la même tonalité et la même coupe formelle en six mouvements, inspirée de la “suite instrumentale”. Ce sont surtout les trois premiers mouvements qui annoncent ici et là le style du futur Beethoven et sa manière si particulière d’organiser le discours musical à partir de brèves cellules rythmiques. Le premier mouvement oppose ainsi thèmes chantants et formules énergiques tandis que l’Andante, fondé sur un motif staccato de quatre notes, semble vouloir mélanger comme à plaisir l’ambiance d’un mouvement lent avec celle d’un scherzo. Après un bref Menuetto plutôt conventionnel suit un Adagio qui adopte l’allure d’une romance, alors que le second Menuetto rappelle davantage les danses galantes baroques. Avec le Rondo-Allegro final, aux accents énergiques, on retrouve le style caractéristique de la “sonate en trio”, dont le genre est issu, mais on rencontre parfois aussi l’amorce du sceau inimitable du futur Beethoven.

Composée en 1795, la Sérénade op.8 de Beethoven renoue avec la tradition des cassations et des divertissements du XVIIIe siècle, où Mozart était passé maître. Elle est conçue aussi bien dans l’esprit que dans la forme d’une suite, comme le montre la succession des mouvements. Cette conception quasiment cyclique est assez originale pour l’époque, tout comme l’emploi d’une polonaise comme quatrième mouvement. Il est vrai que cette danse était très populaire en Allemagne depuis Telemann. A la Marche, suivie d’un Adagio très ornementé, succède un Menuetto avec Trio traditionnel, dont les pizzicatos s’inscrivent parfaitement dans le genre des petites musiques nocturnes. Le violon mène le jeu dans le mouvement suivant, Allegretto alla polacca. Ce recours à la polonaise, danse que le musicien ne goûtait guère, serait-il une concession à l’esprit de légèreté du genre? Notons qu’à l’époque le jeune Beethoven fréquentait assidûment les salons aristocratiques. On retrouve cependant les hardiesses habituelles de l’auteur dans certains silences brusques, procédé de style qui caractérisera ses œuvres futures. Le cinquième mouvement développe d’abord un thème d’allure gluckienne à travers quatre variations, puis combine mouvement lent et scherzo, par une accélération du tempo, avant que le violoncelle ne reprenne l’allure nonchalante initiale. Il n’y a pas de véritable Finale rapide. Celui-ci est remplacé par un Andante, suivi du rappel de la marche initiale, faisant office d’une péroraison pleine de vitalité.

Les trois Trios op. 9 furent composés pendant les années 1796 à 1798. Dédiés au comte Johann-Georg von Browne-Camus, ils inaugurent une nouvelle étape dans son style, proche de celui de la Symphonie n°1, avec une découpe en quatre mouvements et l’emploi de la forme-sonate. Le Trio op. 9 no1 s’ouvre par un bref Adagio, précédant l’exposition des deux thèmes principaux de l’Allegro initial, le premier affirmant vigoureusement la tonalité principale, tandis que le second (en mineur) semble se souvenir des petites marches des trios précédants. L’Adagio fait alterner une longue phrase mélodique et un jeu serré d’ornementations et d’imitations, une écriture du contraste qu’on retrouvera dans le Scherzo et son trio en mineur, avant que le violon ne s’élance dans le Presto final dans une course haletante d’une grande virtuosité qui termine l’œuvre avec éclat.

Egalement conçu en quatre parties, le Trio op. 9 n°2 a été composé à la même époque que le trio précédant. Son discours général est plutôt détendu, presque idyllique, notamment dans le mouvement initial. L’Andante quasi allegretto évoque, malgré son tempo quasiment identique, une sorte de rêverie mélancolique dans laquelle les trois voix s’entremêlent en un pianissimo mystérieux vers la fin. Après le Menuetto et son étonnant trio, dominé par le violoncelle, le Rondo conclusif affirme, malgré une activité parfois débordante des trois instruments et quelques sforzatos passionnés, l’ambiance intimiste du début.

Le Trio op. 9 n°3 est le dernier hommage que Beethoven rend au genre du trio à cordes. C’est aussi le meilleur des cinq trios à cordes, assez proche de la sonate Pathétique pour piano, écrite l’année suivante. Un des traits les plus frappants de l’œuvre est le début du premier mouvement, avec ses quatre notes (do, si, la bémol, sol), descendant à l’unisson, car on retrouvera fréquemment cette formule également dans ses derniers quatuors, composés au crépuscule de sa vie. Parmi les trois Trios op. 9, le dernier est sans doute le plus expressif, comme le montre l’intitulé du second mouvement, Adagio con espressione, sorte de marche solennelle richement ornementée aux modulations fréquentes. Le Scherzo repose sur le bondissement presque agressif des notes initiales et des accents dynamiques à contre-temps, tandis que le Trio central propose un moment de repos indispensable. Le Finale, de forme binaire, retrouve, après quelques murmures et hésitations, l’énergie initiale, fonçant avec brio à travers tons et fragments, pour s’amplifier progressivement et atteindre avec éclat le ton d’ut majeur, alors intensément dramatique par son contraste avec ce qui précède. Mais, pendant la coda, tous les conflits s’apaisent et l’œuvre s’éteint doucement dans la nuance pianissimo. Ce dernier trio, qui fut jugé “monstrueux” par quelques contemporains (un certain Kozeluch piétina même la partition en présence de Haydn), résout pourtant admirablement les conflits accumulés auparavant, tout en anticipant l’écriture des futurs quatuors. C’est peut-être ici que le passé et l’avenir se côtoient le plus dans l’œuvre instrumentale de Beethoven.