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CHAMBRE A PART ... - Page 6

  • Françaix - Brahms piano et cordes

    Chers amis mélomanes,

    Dimanche 14 octobre à11h à l'Auditorium du Conservatoire de Lille, le second concert de la saison. Jean Françaix dont nous poursuivons la célébration du centenaire, et Brahms un grand classique, dans le quatuor op.60, moins souvent joué que le premier, opus 25. Chambre à part vous fait ainsi partager la prospection du répertoire.

    Jean Françaix        Divertissement pour trio à cordes et piano  
    Johannes Brahms  Quatuor pour piano et cordes n°3 op.60

    Paulina Sawicka-Pollet  piano, Ken Sugita  violon, Paul Mayes  alto, Catherine Martin violoncelle

    tarif 10€ le concert, tarif réduit 6€ pour les demandeurs d'emploi et 12-25 ans, abonnement Liberté 6 concerts/ 48€

    réservations : lesamischambreapart@orange.fr ou +33 607 626 125

    toute l'équipe de Chambre à part vous attend dimanche 14 octobre, retrouvons-nous autour d'un verre à la sortie pour échanger nos impressions et émotions avec les musiciens

    lisez le programme d"taillé ci-dessous

    prochain rendez-vous : dimanche 28 octobre à 16h au Palais des Beaux-Arts, voyez le programme de la saison en suivant ce lien : saison 2012-2013

    Ambre Chapart

    Programme Détaillé

    Jean Françaix.jpg  “La musique doit chercher humblement à faire plaisir”. Cette phrase que l’on prête à Debussy et qu’il n’a vraisemblablement jamais prononcée, pourrait être la devise de Jean Françaix, tant son art dédaigne les méandres métaphysiques et la recherche expérimentale pour ne retenir que des qualités simplement humaines de l’art musical: un entrain populaire, charmeur ou ironique, parfois voilé de mélancolie ou attisé par une ironie mordante, qualités que l’on attribue en général à la musique française. Or, c’est en Allemagne qu’il connaît son premier grand succès de compositeur (avec son Concertino pour piano et orchestre), et qu’il trouve un éditeur et un public à sa mesure, ce que l’hexagone serait bien en peine de lui procurer aujourd’hui. Bien qu’il confesse en ressentir une certaine amertume cela ne l’a jamais détourné de ses principes, tout au long d’une oeuvre riche et variée, dépassant les 200 numéros et traitant tous les genres, tous impregnés de son esprit ludique. Et quand on lui demande d’où lui vient ce goût pour la légèreté et la grâce spontanée, il répond: “de Mozart”.
    Jean Françaix fut lui aussi un jeune prodige qui reçut, encore enfant, les conseils de Ravel. Selon Arthur Hoérée: “son style a très peu évolué car il a assimilé rapidement tout ce qu’il avait besoin de savoir, et parce qu’il témoigne, avec une fraîcheur miraculeuse qui n’appartient qu’aux enfants, d’un goût inné pour l’invention”. Cette constance stylistique permet de dégager des “tics” d'écriture qui lui sont propres et qui signalent le grand artiste: tout d’abord, l’utilisation de thèmes goguenards piétinant sur quelques notes à la manière de refrains populaires de coupe toujours très régulière, parfois rehaussés d’effets de jazz; ensuite une grande verve rythmique qui se traduit encore plus souvent par une motorique obstinée néo-classique que par des déhanchements syncopés; puis une propension à l’incertitude modale, au mélange équivoque du majeur et du mineur ou d’autres modes allant jusqu’à la polytonalité; l’emploi de formules de carillons, gais ou graves, d’accords avec notes ajoutées, de mystérieux conduits médiévaux avec quintes à vide, procédés attestant un don de coloriste raffiné; enfin, et ce qui est plutôt rare dans la musique française, la préférence pour une écriture contrapuntique aussi minutieuse qu’élaborée.

    Le Divertissement pour trio à cordes et orchestre compte parmi les œuvres majeures de Françaix. Créé le 22 décembre 1935 à Paris, aux Concerts Colonne, sous la direction de Paul Paray, avec en solistes les frères Pasquier, la transcription dans laquelle le piano à lui seul remplace tout l’orchestre, éditée en 1974, présente, de l’avis même du compositeur, de sérieux défis aux interprètes. L’œuvre s’inscrit historiquement dans une série très fournie de concerti grossi, genre revenu subitement sur le devant de la scène entre les deux guerres. Les trois parties de cordes exigent une très grande virtuosité et le registre aigu est très sollicité. Le découpage est classique, en quatre mouvements, avec le Scherzo à deux trios en deuxième position. On pourrait croire, en entendant les premières mesures de l’œuvre, à quelque exposition de fugue. En réalité, l’entrée des trois solistes apporte son lot de musique villageoise, dans laquelle on retrouve toutes les constantes du langage de Jean Françaix: cordes lyriques sèchement ponctuées par l’orchestre-piano, association de timbres recherchées dans lesquelles les pizzicati jouent un rôle important, mélodies brèves et carrées tournant autour de quelques notes, effets “jazzy”, et une très grande habileté à manier le contrepoint. Le Scherzo, à la mesure curieusement binaire, est constitué de petites phrases impertinentes tandis que le premier Trio exploite, en valse cette fois, l’ironie du mode “mijeur” (superposition majeur-mineur); ses dernières mesures, avant le retour du Scherzo, font entendre un carillon grave en quintes à vide, dont la couleur rappelle “La Carpe”, dernière mélodie du “Bestiaire” de Poulenc, écrite dans la même tonalité. Et c’est à un autre carillon, beaucoup plus joyeux et typique de la Douce France, que nous convie le second Trio. Dans l’Andante, très poétique, la polyphonie est soignée, la modalité équivoque à souhait (le morceau débute par un mi dièse dorien), les couleurs doucement changeantes et la thématique unitaire, Le Final est dans le style d’un moto perpetuo. On songe volontiers au Final du Quatuor opus 59 no 3 (précisément en ut majeur) de Beethoven, ainsi qu’à celui du Concerto en sol de Ravel, avec sa polytonalité à michemin entre néo-classicisme et jazz, Au centre, Jean Françaix a ménagé une plage de répit pour ses interprètes d’où l’orchestre (ici le piano) est totalement absent: c’est un moment de récapitulation cyclique des principaux motifs des mouvements précédents préparant la tornade finale, 144 mesures de doubles-croches ininterrompues!

    Moins courante que celle du trio, la forme du quatuor avec piano avait connu ses lettres de noblesse avec Mozart et Schumann, mais elle s’apprêtait à être supplantée par le quintette, à la sonorité plus Johannes Brahms.jpgorchestrale. Outre son caractère encore nettement chambriste mais avec de nombreuses possibilités au niveau de la polyphonie et des timbres, cette formation flattait le goût de Brahms pour les antagonismes, dès lors que le piano entrait en jeu. Ainsi, les trois archets y participent de concert, faisant bloc ou fonctionnant par imitations sous le regard hautain et fortement individualisé du piano, d’où une écriture d’aspect concertant diamétralement opposée aux efforts du compositeur dans la voie du quatuor à cordes.
    C’est pendant son séjour à la cour de Detmold de 1856 à 1862 que Brahms donna naissance à ses trois Quatuors pour piano et cordes. Ne parvenant pas à extraire de sa plume un quatuor à cordes en ut dièse mineur, il eut la bonne idée de réduire les violons à une seule partie, destinée à son ami Joseph Joachim, mais aussi d’y inclure sa propre participation au clavier. Néanmoins, il manquait à cette nouvelle rédaction (futur opus 60) un premier mouvement que sa passion pour Clara Schumann lui inspirera pendant l’été 1875. Cette réalisation tardive eut le mérite de suggérer à Brahms l’idée d’un cycle de trois quatuors dont les deux premiers (ainsi que la majeure partie de l’opus 60) furent élaborés simultanément entre janvier et octobre 1861.
    Ces trois œuvres si dissemblables et si complémentaires sont diversement appréciées: le premier quatuor, op.25, avec ses effets extérieurs, ses ambiances bien définies et son Rondo alla zingarese, a toujours été le plus populaire et le plus facile d’accès. Schoenberg l’orchestra en 1937. En revanche, le climat pastoral et idyllique du Quatuor op. 26 a fait naître bien des malentendus sur le prétendu style “fleur bleue” du compositeur, et cela depuis que le critique Hanslick le jugea “sec et ennuyeux”. Quant au Quatuor op. 60, son contenu autobiographique lui permit d’être facilement admis malgré ses bizarreries tourmentées; au moment de sa publication, il l’accompagna d’une lettre ironique à son éditeur Simrock: “Vous pourriez orner le frontispice d’une tête avec un pistolet pointé dessus, ce qui donne une idée de son contenu. Pour cela je vous enverrai mon portrait”.
    Ebauchée dès 1856, cette partition ne fut terminée qu’en 1875, vers la fin de l’été passé par Brahms à Ziegelhausen, non loin de Heidelberg. Le présent quatuor connut, en effet, plusieurs versions remaniées, notamment en 1861, alors qu’étaient en chantier les deux autres quatuors avec piano. En particulier, il semble que le Scherzo ait été le premier mouvement composé, tandis que l’Allegro initial le fut en dernier, pendant l’été de 1875. Il faut signaler aussi que la tonalité définitive d’ut mineur remplaça l’ut dièse mineur prévu à l’origine. Des trois quatuors avec piano, celui-ci n’est pas simplement le plus beau : œuvre-confession sans doute de sa passion désespérée pour Clara Schumann, il est le plus libre, s’évadant maintes fois des rigueurs classiques, guidé par la seule inspiration et par l’émotion du moment, mariant sans effort apparent la fougue juvénile et la complète maîtrise d’écriture d’un Brahms ayant seulement dépassé la quarantaine. La partition, publiée dès 1875, fut exécutée pour la première fois à Wiesbaden, devant le Landgraf et la princesse de Hesse (grands admirateurs du musicien), en février 1876, Brahms tenant la partie de piano.
    Notons, par ailleurs, qu’en transposant l’opus 60 d’ut dièse à ut mineur, Brahms rendait hommage à la tonalité “tragique” de Beethoven, mais son influence s’avère ici assez limitée quoiqu’en ait dit le violoniste Hellmesberger, créateur des deux premiers opus en compagnie de Clara Schumann, qui proclama que Brahms était “l’héritier de Beethoven”.

  • La 6e saison débute le 30 septembre à 11h

    Chers amis mélomanes,

    savez-vous que c'est la 6e saison Chambre à part de musique de chambre à Lille ?
    et que nous fêterons notre 100e concert en juin ?

    le programme 2012-2013 est varié, passionnant, riche, oserons-nous dire superbe ?
    découvrez en l'intégralité en clickant sur ce lien

    profitez de l'abonnement 'Liberté' 6 concerts 48€
    Liberté = vous venez 6 fois ou bien 3 fois à deux, ou 2 fois à trois... c'est 'Liberté'
    et pour le même prix, vous pouvez échanger avec les musiciens autour du verre de l'amitié offert à la sortie

    réservez vite vos 12 dimanches de musique,
    invitez vos amis et voisins à vous accompagner
    la musique est encore plus belle quand on la partage
    réservez d'ores et déjà le formidable week-end Debussy Elgar des 10 et 11 novembre

    pour débuter le dimanche 30 septembre à 11h à l'Auditorium du Conservatoire de Lille, un "Menu français"


    Pierre Menu        Sonatine pour Quatuor à cordes  
    Jacques Veyrier Trio pour 2 violons et alto  
    Reynaldo Hahn   Quintette pour piano et cordes en fa mineur  


    Agata Majka  piano, Olivier Lentieul  violon, Annabelle Bertomé-Reynolds  violon, Paul Mayes  alto, Jacek Smolarski  violoncelle

    tarif 10€ le concert, tarif réduit 6€ pour les demandeurs d'emploi et 12-25 ans, abonnement Liberté 6 concerts/ 48€

    réservations : lesamischambreapart@orange.fr ou +33 607 626 125

    toute l'équipe de Chambre à part vous attend dimanche 30 septembre

    Ambre Chapart

    Programme détaillé :

    Pierre Menu.jpg  Les chefs-d’œuvre de Franck, Debussy ou Ravel devaient stimuler un engouement des compositeurs français pour le quatuor à cordes, dans la première moitié du xxème siècle: Roussel, Fauré, Emmanuel, Roger-Ducasse, Koechlin, Schmitt, Durey, Honegger, Sauguet et beaucoup d’autres écriront pour cette formation des créations trop souvent négligées. Parmi ceux que l’obscurité du temps semble avoir le plus définitivement recouverts, une p lace particulière doit être accordée à Pierre Menu, jeune compositeur de grand talent, disparu précocément en 1919, âgé de 23 ans. L’éditeur Jaques Durand écrit dans ses souvenirs : “Ce dernier terminait ses études au Conservatoire, tout en prenant les conseils de Roger-Ducasse, qui me pria d’entendre une Sonatine pour instruments à cordes de ce jeune auteur, l’œuvre lui semblant digne de publication.( ... ). Cette sonatine me plut par ses qualités de charme, d’équilibre et de proportion. Les préférences esthétiques de Pierre Menu s’affirmaient dans son œuvre; mais c’étaient de bonnes références traditionnelles. L’ambiance du modernisme s’y reconnaissait aussi, tempérée toutefois par un profond sentiment musical. L’Andante, surtout, d’une sensibilité très personnelle, faisait bien augurer de l’avenir de l’auteur( ... ). A quelque temps de là, une mauvaise grippe l’enlevait à l’affection des siens et de ses amis.”


    La personnalité de Pierre Menu, sur laquelle n’existent que de rares témoignages, nous est connue aujourd’hui grâce à l’inlassable curiosité du musicologue Frédéric Robert qui précise dans son article “Sur le quatuor en France entre les deux guerres” : “Seule œuvre gravée à ce jour de Pierre Menu, la Sonatine pour quatuor était en fait son premier quatuor - le deuxième ayant été achevé, contrairement au troisième ... Le titre de Sonatine appliqué à un quatuor nous semble révélateur d’une démarche dans le sens d’un resserrement extrême”. De fait, la Sonatine de Menu, dédiée à son “cher maître Roger-Ducasse”, est comme le condensé en trois brefs  mouvements, de l’esprit du quatuor français d’après Debussy: le caractère modal, la richesse harmonique, l’élan rythmique, le mélange de clarté et d’instabilité formelle, la fraîcheur poétique, montrent chez un jeune musicien si prometteur, la parfaite assimilation d’une tradition à son apogée.


    C’est précisément au Conservatoire de Lille que Jacques Veyrier a débuté ses études musicales sous Jacques Veyrier.jpgla direction de Robert Lannoy. Il les a poursuivies  au Conservatoire de Paris dans la classe de    contrepoint et fugue de Simone Plé-Caussade, puis chez Darius Milhaud et Roland-Manuel. Aprés avoir dirigé le Conservatoire de Boulogne-sur-Mer pendant 35 ans il se consacre essentiellement à la composition.
    C’est à la demande d’Olivier Lentieul que Jacques Veyrier écrit ces trois mouvements pour deux violons et alto, le répertoire pour cette formation sans violoncelle étant fort limité. Le compositeur écrit à propos de cette commande : “D’une structure classique ces trois mouvements s’efforcent, tout en variant les registres, d’obtenir une sonorité pleine en évitant de se limiter à l’aigu, propos rendu difficile par l’absence de violoncelle.”

    Reynaldo Hahn.jpg  Reynaldo Hahn a connu un succès très grand de son vivant, mais le temps qui passe ainsi que les goûts et les moeurs qui évoluent, ont laissé tomber dans l’oubli celui qui a tout de même édifié une oeuvre considérable.
    Né en 1874 à Caracas, d’un père allemand, et d’une mère espagnole, ce n’est qu’à l’âge de 4 ans, ses parents s’étant installés à Paris pour des raisons à la fois commerciales et politiques, qu’il apprendra le français.
    Très jeune, le petit Reynaldo montre des dispositions étonnantes pour la musique. Doté d’une mémoire fantastique, il était capable, vers l’âge de 6 ou 7 ans, de jouer par coeur des fragments entiers d’Offenbach, très à la mode à cette époque, pour la plus grande joie des hôtes de la princesse Mathilde.
    Entré au Conservatoire de Paris à 10 ans, il fait tout suite la conquête de son maître, Jules Massenet, stupéfait de voir les dons mélodiques du jeune garçon.
    Mais la composition, principal intérêt de Reynaldo Hahn, n’est pas le seul. Outre ses capacités de pianiste, il était doté d’une voix de baryton léger avec laquelle il pouvait, des soirées entières, chanter de mémoire, non seulement ses mélodies, mais celles de Gabriel Fauré, de Gounod, de Massenet ou de Berlioz. De nombreuses caricatures de l’époque nous le montrent au piano, en frac, la cigarette aux lèvres, chantant en s’accompagnant.
    Reynaldo Hahn a été aussi un très bon chef d’orchestre, spécialement mozartien, dirigeant à 32 ans Don Giovanni au Festival de Salzbourg, avant de devenir, dans les années 30, un chef attitré de l’Opéra national, dont il assurera la direction entre 1945 et 1947.
    Mais ce n’est pas tout ! La connaissance qu’il avait des musiques les plus diverses était telle qu’il a pu faire une carrière de critique musical (il était titulaire du Figaro de 1933 à 1939), de conférencier et de musicologue : il est l’auteur de 4 livres où il exprime ses idées dans une langue impeccable.
    Dans son journal intime, avant la première guerre mondiale, Reynaldo Hahn érigeait en théorie son goût pour le mélange du piano et des cordes. Pour lui : “La musique de chambre sous forme de simple quatuor à cordes est foncièrement incomplète ; c’est une combinaison qui exclut la souplesse ; chaque partie est une assise. En admettant que l’une de ces parties mette dans l’ensemble une mobilité fugitive, ce ne sera jamais qu’un chant accompagné ; si deux parties s’émancipent, ce sera un duo accompagné ; trois, et il n’y aura plus assez de basses ; et si les quatre se meuvent ensemble il finit pas en résulter de l’instabilité”. A la fin de sa vie, pourtant, il semble pressé de relever le défi qu’il s’est fixé lui même, en composant plusieurs grands ouvrages pour quatuor à cordes.
    Le Quintette pour piano et cordes fut, avec la Sonate pour violon et piano, l’œuvre de chambre de Reynaldo Hahn la plus jouée de son vivant. Composé en 1921 et créé l’année suivante à la Salle Gaveau à Paris par la pianiste Marguerite Vaudilliers et le Quatuor de Gaston Poulet, cet ouvrage de Reynaldo Hahn, avec sa couleur musicale souvent fauréenne, ses harmonies bien pleines et motifs mélodiques insinuants, n’a rien de commun avec les “années folles” exubérantes du Groupe des Six ; nous sommes ici dans la continuité d’une “belle époque” française, nourrie de classicisme. Evoquant le mouvement lent de ce quintette, le critique musical Claude Rostand écrivait : “C’est là, de toute la production de Reynaldo Hahn, la page que je choisirais s’il fallait qu’il n’en restât qu’une”.

     

  • 2012-2013 nouvelle saison de musique de chambre à Lille, la 6e

    Si on nous avait dit que ça durerait plus de cinq ans on ne l'aurait pas cru. Chambre à part est heureuse et fière de vous présenter sa 6e saison.

    Notre association cherche à séduire un public de musiciens pratiquants comme de mélomanes passionnés. L'amour du beau et la découverte des répertoires et des instruments sont les ferments de la programmation.

    Avec des conditions de prix très abordables (6 concerts 48€) et la gratuité pour les jeunes et les plus démunis, nous voulons populariser et vulgariser la musique de chambre.

    Rejoignez-nous avec vos amis ou en famille à partir du dimanche 30 septembre pour écouter de la belle musique et partager vos émotions à la sortie.

    adresses des concerts :

    Auditorium du Conservatoire de Lille, place du concert

    Auditorium du Palais des Beaux-Arts, 8 rue de Valmy (entrée de préférence sauf personnes à mobilité réduite), billetterie directement à l'entrée de l'auditorium

    contact et réservations : lesamischambreapart@orange.fr ou +33 607 626 125

    détail des programmes ci-dessous

    Ambre Chapart

    Présentation de la saison :

    Chambre à part propose sa 6e saison de musique de chambre. Depuis 2007, ce sont 100 concerts publics qui ont été programmés, plus de 150 musiciens se sont produits. Les grands classiques sont à l’affiche, mais également des dizaines d’œuvres ou de compositeurs méconnus ou injustement oubliés du fait des aléas de l’histoire. Ainsi les compositrices en 2009-2010, les quatuors baltes ou d’Europe centrale en 2008-2009, ont réjoui les oreilles des mélomanes fidèles et curieux.


    En 2012-2013 Chambre à part continue sa politique de découverte des répertoires. Paul Mayes est particulièrement heureux de pouvoir ainsi présenter Pierre Menu, Marcel Tournier, Bernhard Heiden, Julius Röntgen et Heinrich Kaminski, sans oublier les chefs d’œuvres de Mozart, Haydn, Schubert, Brahms, Dvorak, Chostakovitch, Beethoven…


    Parmi les 16 concerts proposés, des moments particuliers sont à vous signaler :


    Deux « intégrales » rassemblent toute la musique de chambre d’Elgar et de Debussy (150ème anniversaire de sa naissance) en trois concerts sur deux jours. Diamétralement opposés sur le plan stylistique, ils ont produit de magnifiques pièces de musique de chambre en réponse à l’horreur de la grande Guerre. En juin la totalité des trios à cordes de Beethoven sont réunis en deux concerts.


    Poursuivant les célébrations, nous conclurons l’année Jean Françaix (né il y a 100 ans) avec son Divertissement pour trio à cordes et piano, et le premier quintette pour flûte, harpe et cordes, sans oublier les autres anniversaires : Jacques Ibert et John Ireland (50 ans de leur disparition) ainsi que Giuseppe Verdi et Benjamin Britten(nés il y a 200 et 100 ans).


    Jacques Veyrier et Ida Gotkovsky, compositeurs français actuels, représentent la musique d’aujourd’hui. Chambre à part opte pour l’innovation avec la peinture et la danse de Marielle Duroule. La transmission entre générations de musiciens est mise en valeur avec le violoniste Ken Sugita et son fils Antoine au piano.


    Deux concerts co-produits avec le Conservatoire et Chti Cambristi permettent aux meilleurs étudiants et amateurs de se frotter au monde professionnel dans des programmes séduisants et originaux.


    Seule saison présente en continu pendant l’année à Lille, Chambre à part réunit les amateurs passionnés par la musique de chambre. Venez avec vos amis pour déguster ces beaux concerts et vivre la musique avec les musiciens. Profitez de la souplesse de l’abonnement Liberté. Nous vous attendons à la sortie du concert le dimanche matin pour partager vos émotions musicales autour du traditionnel verre de l’amitié.

    Programme complet :

    Conservatoire 30 septembre 11h   “Menu français”
    Pierre Menu        Quatuor à cordes   
    Jacques Veyrier Trio pour 2 violons et alto   
    Reynaldo Hahn   Quintette avec piano   
    Agata Majka  piano
    Olivier Lentieul  violon
    Annabelle Bertomé-Reynolds  violon
    Paul Mayes  alto
    Jacek Smolarski  violoncelle

    Conservatoire 14 octobre  11h  “Françaix-Brahms”
    Jean Françaix        Divertissement pour trio à cordes et piano   
    Johannes Brahms  Quatuor pour piano et cordes no3, op.60   
    Paulina Sawicka-Pollet   piano
    Ken Sugita  violon
    Paul Mayes  alto
    Catherine Martin  violoncelle

    Beaux-Arts 28 octobre  11h    “Axe anglo-saxon”
    Heinrich Kaminski    Quintette pour clarinette, cor, violon, alto, violoncelle           
    Julius Röntgen    Quartettino III   
    John Ireland      Sextuor pour clarinette, cor et quatuor à cordes        
    Claire Tuytten  clarinette
    Sébastien Tuytten  cor
    Filipo Marano  violon
    Christina Boursier-Grylsyuk violon
    Paul Mayes  alto
    CatherineMartin  violoncelle

    Conservatoire : 3 concerts    “Entrain pour Elgar-Debussy”

    samedi 10 novembre à 18h
    Debussy  Syrinx pour flûte seule   
    Elgar       Quatuor à cordes op ;83   
    Debussy  Sonate pour flûte, alto et harpe    
    Debussy  Quatuor à cordes op.10   
    Quatuor Dimitri
    Céline Planes  violon
    Julie Oddou  violon
    Renaud Stahl  alto
    Frédéric Dupuis  violoncelle
    et Valérie Bargibant  harpe
    Christine Kokelaere  flûte
    Paul Mayes  alto

    dimanche 11 novembre

    à 11h00
    Elgar    Sonate pour violon et piano op.82   
    Alice Nenert  piano
    Ken Sugita  violon
    Debussy    Sonate pour violoncelle et piano    
    Debussy    Trio pour piano et cordes    
    Trio Metral
    Victor Metral  piano
    Joseph Metral   violon
    Justine Metral  violoncelle
    à 16h00
    Debussy    En blanc et en noir pour 2 pianos   
    Debussy    Lindaraja pour 2 pianos   
    Aurélien Penart  piano
    Alice Nenert  piano
    Debussy    Sonate pour violon et piano    
    Victor Metral  piano
    Joseph Metral  violon
    Elgar    Quintette pour piano et cordes op.84   
    Aurélien Penart   piano
    Ken Sugita  violon
    Pierre Delebarre  violon
    Anne Le Chevalier  alto
    Catherine Martin  violoncelle

    Conservatoire 2 décembre  11h  “Flûte, 63 cordes”
    Marcel Tournier Suite op.34 pour flûte, harpe et trio à cordes   
    Jacques Ibert    2 Interludes pour flûte, violon et harpe   
    Charles Gounod  Quatuor à cordes no1 en do majeur “le petit quatuor”
    Jean Françaix       Quintette no.1 pour flûte, harpe et trio à cordes   
    Trio Mozaic
    Céline Haquette harpe
    Agathe Bely  violon
    Amélie Douay   flûte
    et Emilie Tison  violon
    Paul Mayes  alto
    Dominique Magnier  violoncelle

    Conservatoire  20 janvier 11h   “Entendre double"
    Robert Schumann   Märchenerzählungen pour clarinette, alto et piano   
    William Schuman    Quatuor à cordes no2   
    Bernhard Heiden    Trio sérenade pour clarinette, violon et piano    
    Joseph Haydn    Quatuor à cordes op.42   
    Antoine Sugita  piano
    Christian Gossard clarinette
    Ken Sugita  violon
    Paul Mayes  violon
    Juliette Danel  alto
    Stéphanie Mouchet  violoncelle

    Conservatoire 10 février 11h   “Les rêves de Jacob”
    Mozart    Quatuor pour hautbois et cordes   
    Rossini    Sonate pour cordes no5 en mi bémol majeur   
    Britten    Quatuor-Fantaisie op.2 pour hautbois et cordes   
    Milhaud   Les rêves de Jacob   
    Christophe Moulin hautbois
    Ken Sugita  violon
    Paul Mayes  alto
    Jean-Michel Moulin  violoncelle
    Julia Petitjean  contrebasse
    Marielle Duroule  peinture et danse

    Conservatoire 10 février à 16h   Concert croisé Chti Cambristi/Chambre à part
    J.C. Bach      Quatuor op.8 pour flûte, violon, alto et violoncelle
    Louise Farrenc Trio pour clarinette, violoncelle et piano op.44
    Max Bruch         Quintette pour piano et cordes        
    Per August Oländer  Sextuor à cordes

    Conservatoire 24 mars   11h  Concert croisé Chambre à part/Conservatoire/Pôle supérieur   
    programme à venir

    Conservatoire 7 avril  11h   “Bons baisers de Russie”
    Igor Stravinski   Concertino pour quatuor à cordes   
    Ida Gotkovsky    Quatuor à cordes   
    Dimitri Chostakovitch  Quintette pour piano et cordes   
    Cécile Mangeot    piano
    Hugues Borsarello  violon
    Ken Sugita   violon
    Paul Mayes   alto
    Jean-Michel Moulin violoncelle

    Beaux-Arts  10 mars     16h            « Viva Italia ! »
    Paganini  Quatuor à cordes no1 en ré mineur   
    Respighi  Il Tramonto   
    Puccini    Pièces pour quatuor à cordes
    Rota        Il Presepio   
    Verdi       Quatuor à cordes en mi mineur   
    Nobuko Takahashi  soprano
    Lucyna Janeczek  violon
    Ines Greliak  violon
    Paul Mayes  alto
    Jacek Smolarski violoncelle

    Beaux-Arts 28 avril  16h  “Compositeurs mineurs”
    Haydn     Quatuor à cordes en ut mineur, op.17 no4   
    Mozart    Quatuor à cordes en ré mineur no13, K.173   
    Schubert Quatuor à cordes en sol mineur no9, D.173   
    Dvorak    Quatuor à cordes en la mineur, op.34   
    Alexandre Diaconu  violon
    Olivier Lentieul  violon
    Paul Mayes  alto
    Emilie Stahl  violoncelle

    Beaux-Arts
    2 juin 15h    “Ludwig Van 1”
    Beethoven   Trio à cordes op.3       
    Beethoven   Sérénade pour trio à cordes op.8   
    2 juin 17h    “Ludwig Van 2”
    Beethoven   Trio à cordes op.9 no 1       
    Beethoven   Trio à cordes op.9 no 2   
    Beethoven   Trio à cordes op.9 no 3   
    Trio HNG
    Hugues Borsarello   violon
    Nicolas Bône   alto
    Gauthier Herrmann  violoncelle