02.04.2009

Dimanche 12 avril : un siècle de quatuors baltes

C'est parti pour une flamboyante série de quatuors au Palais des Beaux-Arts de Lille.

Dans le cadre des thèmes de l'Europe XXL,

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Premier dimanche : le 12 avril (Pâques), un siècle de quatuor baltes

Second dimanche : le 24 mai, Varsovie, une pléiade de compositeurs polonais

Troisième dimanche : le 21 juin, Budapest, Bucarest, et le superbe octuor d'Enesco

Deux concerts (différents), l'après midi, à 15h et à 17h.

si vous êtes fou de musique de chambre
si vous êtes passionné de quatuors à cordes
si vous êtes curieux d'entendre des nouveautés
si vous ne voulez pas rater une belle occasion de musique

si vous aimez les concerts pas ordinaires
si vous souhaitez participer à cet évènement unique
si vous souhaitez connaître des compositeurs peu joués en France
si vous voulez partager la ferveur des mélomanes

n'hésitez pas un instant, le dimanche 12 avril après midi, comme c'est le jour de Pâques, dépêchez-vous de ramasser les œufs et les lapins dans le jardin, rangez les tout de suite dans le réfrigérateur, et rejoignez-nous avec vos amis et vos voisins à l'Auditorium du Palais des Beaux-Arts

au programme du 12 avril

à 15 h
Janis IVANOVS Quatuor à cordes no 1
Vytautas BACEVICIUS Quatuor à cordes no 2
Erkki-Sven TÜÜR Quatuor à cordes
Ken Sugita  violon,  Paul Mayes  violon,
Benjamin Bricout  alto,  Catherine Martin  violoncelle


à 17 h

M. K. CIURLIONIS
Quatuor à cordes
Eduard TUBIN Quatuor à cordes
Peteris VASKS Quatuor à cordes no 3
Quatuor Bogen
Caroline Dooghe  violon,  Emmanuel Van Driessche  violon,
Marie Chastang   alto,  Clément Vandamme violoncelle

Si vous voulez en savoir plus sur ces compositeurs, n'hésitez pas à aller voir sur le web ou encore sur l'encyclopédie en ligne Wikipédia :

Vasks Tüür Tubin Ciurlionis

n'hésitez pas à venir participer à ces concerts véritablement exceptionnels, nous vous y attendons nombreux, et vous pouvez nous laisser un petit message

Bernard

et si vous voulez rejoindre nos mécènes et sponsors, votre logo figurera dans la liste ci-après

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12.03.2009

Dimanche 15 mars, en trois temps et trois mouvements

Le programme du concert du dimanche 15 mars en avant-première...

pour vous fidèles lecteurs du site de Chambre à part. Et à la suite une invitation pour la suite de la saison au Palais des Beaux-Arts de Lille.

Serguei Taneïev (1856 – 1915)
Trio à cordes en ré majeur, op.21
1.    Allegro giocoso e semplice
2.    Menuetto (Allegro ma non troppo)
3    .Andante
4.    Vivace

Zoltán Kodály (1882 – 1967)
Intermezzo pour trio à cordes

Ernö Dohnányi (1877 – 1960)
Sérénade pour trio à cordes en ut majeur, op.10
1.    Marche
2.    Romance
3    Scherzo
4.    Tema con variazone
5.    Finale

Olivier Lentieul  violon,
Philippe Loisemant  alto,
Stéphane André  violoncelle

Pour ce concert dans la belle salle de l'Auditorium du Conservatoire, nous fêtons le début des festivités de Lille 3000 avec un programme Russo-hongrois divertissant et romantique. La Sérénade de Dohnanyi en particulier est un véritable chef-d'¦uvre en hommage aux modèles de Mozart et de Beethoven, démontrant une maîtrise absolue de l'écriture difficile pour trio à cordes, où on ne ressent nullement la manque d'une quatrième partie et où chaque instrument est mis en valeur.
Rendez-vous ensuite au Palais des Beaux-Arts le 12 avril pour le premier des trois collaborations avec Lille 3000, dans lequel nous découvrons la musique des pays baltes, l'Estonie, la Lettonie et la Lithuanie. Chaque pays est representé dans chacun des deux concerts, avec une répertoire qui enjambe le XXème siécle, de 1905 à 1995. Pour l'anecdote, il y a une liaison avec le concert nordique du mois de décembre dernier, puisque Eduard Tubin s'est exilé en Suède, tout en gardant une nostalgie pour son pays d'origine qui se manifeste dans son quatuor à cordes tardif, impregné de l'évocation de de la musique populaire estonienne. Quand j'ai contacté le fils du compositeur afin d'obtenir les partitions , il m'a écrit : "All his life my father was thinking about writing a string quartet, but always he felt he was not ready for it. At last he got an assignment from the Society of Estonian Students and it became one of his last works. It's an hommage to Haydn, actually. As Haydn used Austrian folk tunes in his quartets, my father built his quartet on  stonian folk tunes."
(Pendant toute sa vie mon père cogité l'idée d'écrire un quatuor à cordes, mais ne se sentait jamais prêt à l'affronter. Finalement, il reçut une commande de la Société des Etudiants Estoniens et c'est devenu une des ses ultimes ¦uvres. C'est en réalité un hommage à Haydn : comme Haydn, qui utilisait des chansons populaires autrichiens dans ses quatuors, mon père a construit son quatuor sur des mélodies populaires  estoniennes.)
Le fil conducteur continue jusqu'au programme polonais le 24 mai, puisqu'il s'avère que Vytautas Bacevicius et Grazyna Bacewicz sont frère et s¦uer, enfants d'un père lithuanien et d'une mère polonaise, dont l'un choisit la nationalité lithuanienne (avant de s'exiler aux Etats-Unis après la deuxième guerre) et l'autre préférait la nationalité polonaise.
Paul Mayes

Notes de programme du 15 mars

Taneïev adorait Prokofiev mais préférait ignorer Schönberg et Stravinsky. En effet, les trois œuvres proposées ce jour se situent dans la tradition post-romantique, laquelle avait résisté aux expérimentations musicales tentées alors en Europe centrale.
Brillant élève de Tchaïkovsky et professeur de Rachmaninoff et Scriabine, Serguei Taneïev, après avoir quelque peu sombré dans l’oubli, est maintenant redécouvert. Issu d’une famille cultivée de la noblesse russe, il rentre en 1866 au conservatoire de Moscou, où il fréquente, outre la classe de piano, celle de composition avec Tchaïkovsky comme professeur. À Paris, où il réside en 1876-1877, il rencontre Gounod, Saint-Saëns, Fauré et Duparc mais aussi Zola et Flaubert. En Russie, Tolstoï sera de ses amis
De retour à Moscou, il mène de front une carrière de pianiste de concert, d’enseignant et de compositeur. Son œuvre compte quatre symphonies, des cantates, un opéra -l’Orestie- inspiré des tragédies d’Eschyle. Cependant, c’est dans le domaine de la musique de chambre que se trouvent ses œuvres les plus achevées. Dans les quatuors, Haydn et Beethoven seront ses modèles. Le plus célèbre, à juste titre, des trios qu’il composa est le Trio à cordes en ré majeur, op.21, terminé en mars 1907, qui vous est proposé aujourd’hui.
Écrit en quatre mouvements, ce trio cherche à recréer l’esthétique du XVIIIème siècle, en particulier celle du Mozart des Duos K423/4 pour violon et alto ou du Divertissement K 563. L‘Allegro giocoso e semplice est ample et virtuose. Le Menuetto est d’un rythme plus enlevé. La mélancolie et la spontanéité de l’Andante font de ce troisième mouvement le plus proche de l’esprit mozartien, l’alto y ajoute une couleur dramatique. Dans le Vivace final, l’équilibre de l’Allegro revient mais le tempo et la complexité de la trame font naître une tension absente du premier mouvement.

Zoltan Kodaly et Ernö Dohnanyi ont pour points communs d’être l’un et l’autre hongrois. d’avoir fréquenté l’Académie Franz Liszt de Budapest et d’y avoir rencontré Bartok. Kodaly  parcourut avec lui, la campagne hongroise à la recherche de chansons populaires traditionnelles. C’est à cette époque, en mars 1905, à Budapest, alors qu’il n’a pas encore quitté l’Académie, qu’il compose un Intermezzo pour trio à cordes avec, en tête les œuvres de Dohnanyi qui venaient de remporter un grand succès, en particulier, la Sérénade pour trio à cordes en ut majeur op.10 aussi jouée ce jour. Construit en trois épisodes enchaînés, ce court Intermezzo respecte les règles de la construction classique tout en témoignant d’un exotisme surprenant venu de la musique tzigane dans ce qu’elle a de plus enjoué et de plus authentique.

À l’instar de Kodaly, Dohnanyi, en tant que compositeur, s’impose tout d’abord dans le domaine de la musique de chambre mais il s’inscrit dans la tradition post-romantique de Schumann et plus encore de Brahms. Comme lui, il est adepte du « hungarisme » des Tziganes et, sur ce point, peut-être un peu moins proche du folklore que ne l’était Kodaly.
La Sérénade pour trio à cordes en ut majeur op.10 peut être estimée comme le chef-d’œuvre de Dohnanyi en matière de musique de chambre. Ce trio à cordes est aussi exigeant sur le plan instrumental que le Divertissement K 563 de Mozart qui avait également séduit Taneïev. La Sérénade comporte cinq mouvements, tantôt  rapides et virtuoses, tantôt lyriques dans la tradition hongroise. La Marche débute par l’exposition du thème qui est suivi par un mini trio avant de s’achever par la réexposition du thème initial. La Romance fait penser à une ballade populaire Un Vivace construit comme une fugue démarre le Scherzo. Dohnanyi y reprend le thème du trio précédent mais de façon beaucoup plus dynamique à la manière tzigane. Le seul mouvement qui respecte les règles classiques de la variation est le Tema con variazone. Dans le Finale, le thème  de la Marche revient, puis son trio et cet ultime mouvements’achève par une reprise de son introduction.
Godeleine Vanhersel

19.02.2009

Dimanche 22 février, du basson et un quatuor à cordes

Pour les amis mélomanes et virtuoses de l'internet, nous essaierons désormais de vous proposer les programmes en avant-première sur le site de Chambre à part.

Venez donc régulièrement le visiter et donnez votre avis aussi...voilà le beau son du basson qui se mêle aux cordes le dimanche 22 février à 11 h au Conservatoire de Lille, place du concert.

Antoine Reicha (1770 – 1836)    
Variations pour basson et quatuor
Lento – Allegretto – Variations I à VII - Coda

Alexandre Borodine (1833 – 1887)    
Quatuor à cordes no 2 en ré majeur
1.    Allegro moderato
2.    Scherzo : Allegro
3.    Notturno : Andante
4.     Finale : Andante - Vivace


Gordon Jacob (1895 – 1984)  
Suite pour basson et quatuor

1.    Prelude : Largo
2.    Caprice : Allegro giusto
3.    Elegy : Adagio
4.    Rondo : Allegro vivace



Clélia Goldings  basson
Quatuor Rhapsode
François Cantault
violon,  Sylvaine Bouin violon,    
Paul Mayes
alto,  Edwige Della Valle - violoncelle.


Ce programme a été conçu comme beaucoup d’autres, c’est-à-dire : autour d’une œuvre connue et appréciée du grand public, on insère des œuvres qui ne feront pas par elles-mêmes déplacer une audience, mais que souvent les auditeurs sont très content de découvrir une fois dans la salle. Cette fois, nous avons voulu inviter notre amie Clélia pour faire mieux connaître l’instrument trop méconnu qu’est le basson. Le répertoire n’étant pas si large, nous avons choisi deux morceaux très différents l’un de l’autre, de deux compositeurs peu connus, mais qui vont vous séduire, nous en sommes convaincu ! En « sandwich », le deuxième quatuor de Borodine, avec son magnifique Notturno en troisième mouvement, souvent joué en isolation du reste de l’œuvre, tellement il est ravissant.
Bon concert et à dimanche…                                                                                                                                        Paul Mayes


Antonín Rejcha (Antoine Reicha dans sa forme francisée) est sans doute le compositeur tchèque qui a le plus influencé l’école française. Né à Prague le 25 février 1770, il s’en va de chez lui à l’âge de dix ans, passant par Wallenstein, Bonn (où il se lie d'amitié avec Beethoven) et Hambourg pour rejoindre Vienne en 1802. Mais Reicha est un homme résolument moderne et sensible aux idées des lumières qui soufflent sur l’Europe depuis Paris.
En 1808 il décide donc de s’installer en France, où il s'impose grâce à sa culture, son ouverture d'esprit, sa capacité de travail et son savoir faire en théorie et en composition musicales. « J’ai toujours été poussé par le désir de composer quelque chose d'extraordinaire... Je n’y parvenais jamais mieux que lorsque je procédais à des combinaisons et exploitais des idées auxquelles mes prédécesseurs n'avaient jamais pensé ».
Reicha excelle, peut-être à cause de ses origines tchèques, dans l’écriture pour les instruments à vent et entretient des relations d'amitié avec quelques-uns des meilleurs virtuoses français, pour lesquels il écrit ses quintettes à vent et de la musique de chambre, notamment le bassoniste Antoine Nicolas Henry.
Nommé en 1818 professeur de contrepoint et fugue au Conservatoire de Paris, sa pédagogie concourt à l’épanouissement de toute une génération de compositeurs qui deviendront célèbres (Berlioz, Gounod, Adam, Franck, Flotow, Vieuxtemps, Onslow, Liszt...) Peut-être cette intense activité pédagogique et sa réputation de professeur ont-elles éclipsé en partie son merveilleux savoir-faire de compositeur.
En 1826, il cesse de composer pour se consacrer exclusivement à l’enseignement et à ses écrits théoriques. Mort en 1836, il est enterré au cimetière du Père Lachaise.


Chimiste et compositeur russe, Alexandre Borodine fut l’un des premiers compositeurs russes à jouir d'une vraie renommée internationale réussissant à concilier une carrière scientifique et une carrière musicale, toutes deux de haut niveau. Né à Saint-Pétersbourg, il y fit des études de chimie et de médecine à l'Académie médico-chirurgicale. Parmi ses premières activités scientifiques d'enfant, on compte quelques feux d'artifice, et sa mère lui confisquait régulièrement ses produits dangereux, et ceux qui sentaient trop mauvais.
Borodine a publié d’importants articles de chimie, particulièrement concernant ses recherches sur les aldéhydes. En 1861, il découvre la condensation aldolique, réaction importante en chimie organique, et une autre connue aujourd’hui sous le nom de réaction de Borodine-Hunsdiecker. En 1872, il a participé à la fondation d’une école de médecine pour femmes, la première en Russie.
La composition était pour lui un passe-temps. Pourtant, il commença tôt l’étude de la musique et composa un concerto pour flûte dès l’âge de treize ans. Quelques années plus tard, il devint l’un des membres du groupe des Cinq (avec Balakirev, Cui, Moussorgski, et Rimski-Korsakov), un groupe de musiciens qui défendait la culture et la conscience nationale russe.
Borodine disait : « En hiver, je ne peux composer que lorsque je ne me sens pas assez bien pour donner mes cours. Aussi, mes amis me disent-il, renversant la proposition traditionnelle, - j'espère que vous allez    mal - , au lieu de - j'espère que vous allez bien - ».
Le Quatuor no 2 en ré majeur fut rédigé en 1881 en à peine deux mois, laps de temps particulièrement court pour le “musicien du dimanche” qu’était Borodine.
L’auteur rentrait des pays germaniques où il avait parcouru nombre de lieux qui lui rappelaient les trois années qu’il y avait passées, en particulier à Heidelberg, ville universitaire où il avait poursuivi ses études médicales, et où il avait connu la· jeune pianiste russe Ekaterina Protopopova avec laquelle il s’était fiancé le 22 août 1861.
Le Quatuor en ré semble être le présent que l’auteur désirait offrir à Ekaterina, “une femme qui l’aimait, qui comprenait et estimait son énorme talent” (selon Rimsky-Korsakov), pour fêter dignement ces vingt ans de vie commune.
L’œuvre renferme un programme explicité par le compositeur lui-même : un rendez-vous nocturne (exprimé dans l’Allegro moderato initial), un air de valse (Scherzo), un duo d'amour (Notturno, l’une des plus belles pages de toute la littérature écrite en Russie), tandis que le finale (Andante et vivace) évoque un lever de soleil tôt le matin.
En tant que compositeur, Borodine ne cherche pas à innover, laissant paraître son goût pour le modèle beethovenien, en particulier celui du Quatuor no 13 op.130.  Toujours fasciné par les archaïsmes orientalisants, en particulier géorgiens et tatars, il en pimente ces pages écrites dans un état de concentration qu’on ne connaissait guère chez ce professeur dilettante.
Ce Quatuor n° 2 fut donné en première lors d’une soirée de la Société Impériale Russe de Musique à Saint-Pétersbourg le 9 mars 1882 par le quatuor emmené par NV.Gualkine, avec Duegtierev, Rezvetsov et Kouznetsov.


Gordon Jacob, cadet de dix enfants, a été mobilisé dès le début le la Grande Guerre à l’âge de 19 ans. Il servit dans l’artillerie et fut l’un des 60 survivants de son bataillon de 800 soldats, puis fait prisonnier en 1917.
Après la guerre, il étudia la composition avec Charles  Villiers Stanford au Royal College of Music, et fut professeur dans cet établissement de 1926 à 1966. Malheureusement, affligé d’un bec de lièvre et avec une main accidentée dans son enfance, ses capacités instrumentales étaient limitées, et bien qu’il étudia le piano il ne put jamais faire de carrière d’instrumentiste.
Au sommet de son renom dans les années 50, sa musique a été jouée pour le Festival of Britain en 1951 ainsi que pour le couronnement de la Reine Élisabeth en 1953.
Il continua à vivre de la composition après avoir quitté son poste au Royal College of Music et beaucoup de ses œuvres les plus réussies datent de cette période.
Gordon Jacob était musicalement parmi les plus conservateurs des compositeurs de sa génération, préférant l’austérité des modèles baroques et classiques au romantisme de ses propres professeurs. Il garda cette esthétique malgré la prédominance de l’atonalité et du sérialisme de l’époque. Lui-même décrivait ses œuvres comme “des petites pièces sans prétention” mais raillait l’avant-garde des années 60 : “J’ai personnellement un sentiment de révulsion contre le snobisme intellectuel de certains artistes progressifs… Le jour où on renonce à la mélodie est le jour où on abandonne la musique…”
Il écrivait avec beaucoup d’adresse pour les instruments à vents, publiant des morceaux solos ou d’ensembles de différents niveaux de difficulté pour presque tous les instruments, parmi lesquels beaucoup sont rentrés dans le répertoire de concert ainsi que dans les ouvrages de pédagogie.
Jacob publia plus de 700 opus avant sa mort en 1984, ainsi que quatre livres et de nombreux articles concernant la musique.
La Suite pour basson et quatuor à cordes a été écrite par Gordon Jacob à la demande de l’un de ses anciens étudiants au Royal College of Music, le bassoniste William Waterhouse (1969). Dans le programme de la création par l’Ensemble Melos au Festival de Cheltenham en juillet 1969, le compositeur a écrit :     « Elle se compose de quatre mouvements courts, alternativement lents et rapides. Le basson s'est maintenant bien affirmé comme instrument sérieux et noble. Il a dépassé sa réputation de simple véhicule de l'humour musical, et ses qualités expressives sont pleinement exploitées dans les deux mouvements lents, dont le second utilise son registre aigu. Le deuxième mouvement, “Caprice”, exige dextérité technique et rythmique et le dernier mouvement adopte le caractère d'une tarentelle. »